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Un prix pour Roxana!

Le texte de Roxana Luca, « Moi et Georges Seurat», a reçu le 2e prix  dans la catégorie « Français Langue Etrangère » du concours « Des mots pour voir, histoires de l’histoire de l’art ». Bravo, Roxana, nous sommes très fièrs de toi!

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Rubens a connu avant vous ma triste histoire...

Il semble que la rencontre à laquelle je devais arriver en 1617, ait commencé à Vienne, depuis quelques bonnes minutes. Mes sœurs sont arrivées avant moi, comme toujours. Je suis entrée dans la grande salle polie en or, et j’ai regardé directement à la table qui était au milieu de la chambre, aux chaises où se tenaient fières mes deux sœurs, Euryale et Sthéno - les gorgones, à côté d’autres êtres féminins de la périphérie mythologique: les harpies, le sphinx, les fées et des divinités vivant dans le Royaume des ténèbres. J'ai cligné des yeux et je suis entrée, je me suis assise sur une chaise, entre mes deux sœurs. A cause de mon retard, toutes les têtes se sont se sont dirigées vers moi. Je leur ai jeté un regard meurtrier et les discussions ont continué comme si personne et rien ne les avaient jamais interrompues. La réunion fini, je suis restée encore dans la salle, j’avais honte de partir en même temps que les autres étant donné que j’étais arrivée la dernière. Je me suis levée et les plis de ma robe noire traînant sur le marbre immaculé m’ont fait renverser violemment la chaise. J’étais sur le point de sortir quand une voix suave et angélique m`a arrêtée. Cette voix-là a raccourci le silence de la chambre en arrivant jusqu’à mes oreilles, a fait cesser le sifflement de mes cher serpents.
J’ai reconnu la voix de la harpie et je me suis retournée doucement. La blancheur éblouissante de ses ailes m’a obligée de regarder tout de suite dans une autre direction. Sur la table qui nous séparait il y avait un parchemin et un sceau. J’étais sûre de l’avoir vu quelque part, mais je ne pouvais pas me rappeler où exactement . J`étais très attentive au visage de la harpie. Elle s’est penchée en avant, elle a pris le parchemin et elle l’a jeté vers moi. Je l’ai attrapé, je l’ai ouvert et c’est à ce moment-là que mon pouvoir de transformer en pierre tout être humaine qui me regardait a disparu. Comme si j’avais regardé un miroir et ma force. J’ai jeté le parchemin et j’ai voulu sortir, mais les gardiens y sont arrivés avant moi et m’ont empêchée de continuer mon chemin.
Une personne habillée d’une pèlerine noire et portant un capuchon a fait son apparition d’une des portes latérales. On ne pouvait voir que ses yeux bleus, étincelants. J’ai eu un mauvais pressentiment et pourtant, au lieu de réagir j’ai attendu jusqu’à ce que l’étrange visiteur est arrivé devant moi et m’a poussée violemment contre le mur. J’ai réussi à lui enlever le capuchon. C’était Persée, le fils du Zeus. J’ai tout de suite deviné qu’il était venu pour se battre avec moi, pour me tuer. Il savait que de toutes les Gorgone, j’étais la seule qui pût mourir. Je n’ai plus eu que le temps de voir le sabre et de sentir la douleur foudroyante quand ma tête a été coupée.
Peter Paul Rubens, ce peintre talentueux a connu avant vous cette triste histoire et il m’a rendu hommage dans ce tableau célèbre abrité aujourd’hui entre les murs de Kunsthistorisches Museum de Vienne. (Cosmina Crainic, Xe F)
 

La Naissance de Vénus

Les flots mousseux de la mer de Montrouge au début de l’année 1831, caressent le rivage avec leur touche fine et délicate. L’eau fait ses propres compétitions de vagues. Le silence qui règne dans cette ville, résonne au bord de la mer. Une ville et une vue extraordinaire, inconnue à tout mortel. Aucun regard n’a pu toucher ce territoire vaste. Mais le silence et l’atmosphère fantastique de cette ville, de cette merveilleuse mer est un simple masque, une voile de soie noire qui cache une chose importante et si pur que les anges déchus seraient surpris de la découvrir. Au lever du soleil, Vénus se prépare à accomplir une prophétie. Chaque fois quand le soleil a une lueur particulière et quand ses rayons portent sur leur lit d’or les étoiles endormies, on sait que Vénus accomplit un devoir ancien, elle va se révéler à un mortel. Cette fois-ci, la chance arrivera chez l’un des étudiants de l’atelier de Jean Auguste Dominique Ingres. Quoique cette chance deviendra, peut-être plus tard, un inoubliable malédiction. La déesse Vénus rend visible sa présence exactement quand l’horloge sonne les 6 heures du matin. Elle atteint avec ses pieds blancs et doux, le sable soyeux, embrassé par la mousse de la mer. Ses longs cheveux blonds, dorés comme les rayons du soleil, touchent ses chevilles minuscules. Ses cheveux sont son seul vêtement, une robe naturelle de la couleur de l’épi de blé. Elle retient son souffle et fait un pas dans la chambre qui commence à ressembler à une plage au sable fin. A ce moment-là, elle reconnait celui qui doit l’aider à accomplir la prophétie. Il est grand, brun et la profondeur de ses regards verts fait clignoter la déesse. Le jeune homme est connu sous le nom d’Amaury Duval. La déesse de la beauté et de l’amour s’approche de lui et lui caresse le visage avec sa main divine. Une mèche de ses cheveux blonds glisse doucement sur sa figure. Amaury la regarde pétrifié, sans avoir le courage de dire un mot. La beauté de Vénus l’a aveuglé et lui fait tourner la tête. Ils s’assoient sur le sable et la brise de la mer les enveloppent avec son parfum. Ils se regardent sans cesse. Amaury oublie de respirer plusieurs fois. Les battements de son cœur sonnent comme un écho dans le murmure des voix de la mer. Il sait qu’il ne pourra pas garder cette femme pour toute une vie. Mais il veut garder ce moment-ci, le moment où il peut la peindre comme s’il l’aimait.
Avant de quitter l’atelier-plage et de disparaitre dans les vagues de la mer, la déesse Vénus que certains appellent Aphrodite, embrasse son admirateur charmé et irrémédiablement amoureux. Reviendra-t-elle un jour pour une autre prophétie ? (Mihaela Laura Dobra, Xe F)
 

Ma vision sur la beauté de ce monde