Héros de fiction

Wiki

FrontPage

Les élèves français célèbrent un héros de fiction (fantastique ou non): textes accompagnés des explications des élèves (commentaires au billet Poèmes des élèves de seconde C)

Les élèves roumains sont devenus eux-mêmes…héros de fiction. Ils sont entrés par les portes (entr)ouvertes de quelques œuvres d’art pour découvrir leurs secrets et  pour se découvrir….

Vous pouvez lire ci-dessous (blog) la forme finale de leur premier exercice littéraire en français:

Rubens a connu avant vous ma triste histoire...La Naissance de Vénus, Ma vision sur la beauté de ce monde, Voyage au passé,  Les cartes, comme le vin, apportent l’oubli du chagrin, Quelque part, au cœur de la Cité du Vatican, Moi et Georges Seurat... , Entre la mort et la passion il n’y a qu’un pas….Marie Antoinette avec la rose, Boulevard vu d’en hautLe Voyageur au-dessus de la mer des nuagesLe bar des Folies-Bergères
Les images sont extraites du site du concours « Des mots pour voir, histoires de l’histoire de l’art »: www.imageimaginaire.com

 

 

0 Attachments
936 Views
Blog
Blogs »
Le Voyageur au-dessus de la mer des nuages

J’avais rencontré Caspar David Friedrich quand il avait à peine treize ans, peu avant la mort tragique de son frère. Toute la ville de Greifswald parlait de ce jour néfaste. Les gens disaient que David s’étaient disputé avec son frère, Cristoffer, et qu’ils avaient commencé à se battre à cause d’un jeu. Et dans ce désordre, la glace avait cédé sous leurs pieds et Cristoffer s’était noyé après avoir réussi à sauver la vie de Caspar David qui était tombé dans les eaux froides et impitoyables de la Mer Baltique.
Mais, je sais quelle est la vérité parce ce j’ai été là. Nous, les enfants, habituions de jouer souvent sur la mer gelée. C’était un après-midi comme tous les autres. Je jouais avec plusieurs amis parmi lesquels les frères Friedrich. Nous avions un ballon en tissu que nous frappions à l’aide des bâtons de bois. Le ballon lancé, nous courions frénétiquement pour le rattraper. Vue du ciel notre jeu ressemblait, probablement, à une course chaotique de petites locomotives à vapeur. David était le plus rapide, je le haïssais pour cela. Il réussissait toujours à garder pour quelques minutes le ballon avant de le frapper fortement. J’étais le plus proche de lui et, pour une fraction de seconde, j’ai vu que la glace commençais à craquer comme si elle se vengeait pour l’humiliation du coup de bâton. J’ai crié pour l’avertir, mais David ne comprenait pas, il continuer à agiter ses bras en l’air saisi d’un fou rire. Puis son rire est devenu de glace, comme les eaux de la mère qui l’ont avalé peu après. Je me suis évanoui. Cela fut la dernière fois que j’ai vu Cristoffer vivant.
Longtemps David a refusé de parler. Tout le monde pensait qu’il était devenu muet à cause du choc. Mais, après quelque temps, il a recommencé, très peu, avec avarice et seulement quand il était strictement nécessaire.
Sa vie n’a pas été des plus heureuses, selon moi. Même quand il est devenu célèbre et très apprécié à l’Académie de Dresde il était assez solitaire, comme s’il avait oublié de se réjouir de la présence des autres. Son existence a été sûrement traversée de quelques fulgurations de bonheurs. Je me souviens que l’année 1818 lui avait apportait une jeune épouse de dix-neuf ans et l’inspiration divine de peindre pas moins de vingt-neuf tableaux. Celui qui me plaît le plus est « Le Voyageur au-dessus de la mer des nuages ». J’ai une copie chez moi je me pers souvent dans son histoire muette. Il m’aide à retrouver David, mon ami d’enfance. Je sais que c’est lui celui cherche vainement, au-delà des nuages, des réponses. Ou le pardon. (Mirela Barbu, Xe E)
 


  • Comments